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Se lancerà son compte

Peut-on toucher le chômage en se mettant à son compte ?

Par la rédaction · publié le 28 octobre 2026

Un parapluie ouvert et un calendrier

Réponse courte

Oui, si tu as droit à l'ARE quand tu crées : tu peux la garder en partie chaque mois, diminuée de 70 % de tes revenus, ou la recevoir en capital avec l'ARCE. Une fois indépendant, le chômage ne se cotise plus : en cas d'arrêt subi, seule l'allocation des travailleurs indépendants existe, sous conditions.

Prends l'exemple d'un technicien licencié qui touche l'ARE et veut lancer son activité de dépannage informatique. Peut-il garder son allocation pendant qu'il démarre ? Doit-il demander l'ARCE ? Et s'il arrête dans deux ans, aura-t-il droit au chômage ? Trois dispositifs répondent à ces questions, avec des règles publiées par France Travail.

Peut-on garder l'ARE en créant son entreprise ?

Le demandeur d'emploi indemnisé qui crée ou reprend une entreprise peut cumuler son ARE avec ses revenus d'indépendant. Chaque mois, France Travail verse l'ARE diminuée de 70 % des rémunérations déclarées au titre de l'activité (France Travail). Pour une fin de contrat depuis le 1er avril 2025, ce cumul est limité à 60 % des droits restants.

Ce cumul sécurise un revenu pendant les premiers mois, quand le chiffre d'affaires démarre lentement. Il suppose de déclarer tes revenus chaque mois et d'actualiser ta situation auprès de France Travail.

OptionCe que tu reçoisQuand
Maintien de l'AREARE mensuelle diminuée de 70 % de tes revenus déclarésChaque mois, dans la limite de tes droits
ARCE60 % de tes droits restants, moins 3 % de retenue retraiteDeux versements, à 6 mois d'écart
ATI, après une cessation subieDe 19,73 € à 26,3 € par jourPendant 182 jours au plus

Qu'est-ce que l'ARCE, et comment est-elle versée ?

L'ARCE, aide à la reprise ou à la création d'entreprise, transforme une partie de tes droits au chômage en capital : 60 % des droits ARE restants, diminués d'une retenue de 3 % pour la retraite complémentaire (France Travail). Le premier versement intervient quand tu remplis les conditions, le second 6 mois plus tard si ton activité continue.

Pour l'obtenir, il faut avoir droit à l'ARE, créer ou reprendre une entreprise après la fin de ton contrat et obtenir l'ACRE. L'ARCE et le maintien de l'ARE ne se cumulent pas : c'est l'un ou l'autre. Si ton activité s'arrête après le second versement, les droits ARE non consommés peuvent reprendre, après un différé.

Faut-il choisir l'ARE ou l'ARCE ?

Le choix entre ARE et ARCE dépend de ton besoin d'investir au démarrage et du rythme attendu de ton chiffre d'affaires. L'ARCE apporte un capital utile pour acheter du matériel ou constituer un apport face à une banque ; le maintien de l'ARE garde un revenu mensuel tant que l'activité ne rapporte pas assez. Fais valider ta situation par ton conseiller France Travail, un expert-comptable ou un réseau d'accompagnement.

  • Ton projet demande un investissement de départ : l'ARCE peut le financer.
  • Ton activité démarrera progressivement : le maintien de l'ARE lisse tes revenus.
  • Tu hésites : demande une simulation à France Travail avant de choisir, car l'option prise engage la suite.

Comment l'ACRE s'ajoute-t-elle au chômage ?

L'ACRE réduit tes cotisations sociales au début de l'activité, jusqu'à la fin du troisième trimestre civil qui suit le début d'activité. En micro-entreprise, les cotisations sont dues à 75 % du taux normal ; la demande se dépose dans les 60 jours qui suivent la date d'ouverture de l'activité (service-public.fr). L'aide n'est pas automatique, et elle est indispensable pour demander l'ARCE.

Les demandeurs d'emploi indemnisés font partie des personnes qui peuvent en bénéficier, comme les bénéficiaires du RSA ou les jeunes de moins de 26 ans, selon la liste publiée par service-public.fr.

Quel chômage pour un indépendant qui arrête son activité ?

Le chômage indépendant n'existe pas sous la forme de l'ARE : un travailleur indépendant ne cotise pas à l'assurance chômage. L'allocation des travailleurs indépendants (ATI) peut être versée après une liquidation judiciaire, un redressement judiciaire ou une activité devenue non viable, avec une baisse d'au moins 30 % des revenus (France Travail).

Il faut aussi avoir exercé au moins deux ans, avoir perçu au moins 10 000 € de revenus sur l'une des deux dernières années et s'inscrire à France Travail dans les 12 mois qui suivent la cessation. L'ATI est versée 182 jours au plus (France Travail).

Pour la protection maladie et retraite de l'indépendant, lis le guide de la protection sociale. Pour le choix du statut, l'article micro-entreprise, EURL ou SASU compare les options.

Questions fréquentes

Peut-on cumuler l'ARE et une micro-entreprise ?

Oui : l'ARE est versée diminuée de 70 % des revenus déclarés, dans la limite de tes droits.

Combien verse l'ARCE ?

60 % de tes droits ARE restants, moins 3 % de retenue retraite, en deux versements à 6 mois d'écart (France Travail).

Faut-il l'ACRE pour toucher l'ARCE ?

Oui : l'ARCE suppose d'avoir obtenu l'ACRE, qui se demande dans les 60 jours suivant le début d'activité.

Un auto-entrepreneur a-t-il droit au chômage s'il arrête ?

Pas à l'ARE au titre de son activité indépendante. L'ATI peut s'appliquer après une cessation subie, sous conditions de durée d'activité et de revenus.

Peut-on toucher l'ARCE et l'ARE en même temps ?

Non, il faut choisir l'une ou l'autre. Le choix se fait au moment de la création, avec ton conseiller France Travail.

Montants cités et leur source

Sources officielles citées

Les informations de cet article ne remplacent pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé : fais valider ta situation par un expert-comptable, une CCI, une CMA ou un réseau d'accompagnement. Une erreur ? Signale-la.

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