
Statuts
Micro-entreprise, EURL ou SASU : quel statut choisir pour se lancer ?
Mis à jour le 28 octobre 2026
Réponse courte
La micro-entreprise est la plus simple pour tester une activité : cotisations proportionnelles au chiffre d'affaires, plafond de 83 600 € pour les services. L'EURL et la SASU séparent l'activité dans une société, avec plus de formalités. Le portage salarial garde le statut de salarié. Le bon choix dépend de ton chiffre d'affaires, de tes frais et de ta protection.
| Statut | Régime social du dirigeant | Impôt | Formalités | Pour qui, le plus souvent |
|---|---|---|---|---|
| Micro-entreprise | Travailleur indépendant, cotisations en % du chiffre d'affaires | Impôt sur le revenu après abattement, ou versement libératoire | Déclaration en ligne gratuite, comptabilité allégée | Démarrer ou tester, peu de frais, chiffre d'affaires sous les plafonds |
| Entreprise individuelle au régime réel | Travailleur indépendant, cotisations sur le bénéfice | Impôt sur le revenu sur le bénéfice réel, ou option pour l'IS | Comptabilité complète | Frais importants à déduire |
| EURL (société à associé unique) | Gérant associé unique : travailleur non salarié | IS ou impôt sur le revenu selon les cas | Statuts, capital libre, comptes annuels | Séparer l'activité dans une société, s'associer plus tard |
| SASU | Président assimilé salarié (régime général), sans assurance chômage | IS par défaut | Statuts, capital à partir de 1 €, comptes annuels | Se rémunérer en salaire et en dividendes, lever des fonds |
| Portage salarial | Salarié de la société de portage | Impôt sur le revenu sur le salaire | Aucune création d'entreprise | Missions de conseil ou d'expertise, garder le statut de salarié |
La micro-entreprise n'est pas une forme juridique : c'est un régime simplifié de l'entreprise individuelle. Tu restes entrepreneur individuel, mais tes cotisations sont un pourcentage de ton chiffre d'affaires (21,2 % pour les services commerciaux, 25,6 % pour une activité libérale non réglementée) et tes obligations comptables sont allégées (service-public.fr). Au-delà de 203 100 € en vente ou 83 600 € en services deux années de suite, tu passes au régime réel (service-public.fr).
Depuis la loi du 14 février 2022, le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel de l'entrepreneur individuel sont séparés automatiquement, sauf manquement à ses obligations fiscales ou sociales (service-public.fr). L'entrepreneur individuel au régime réel peut opter pour l'impôt sur les sociétés (service-public.fr).
L'EURL et la SASU sont deux sociétés à associé unique. La différence principale tient au régime social du dirigeant : le gérant associé unique d'EURL est travailleur non salarié, affilié à la sécurité sociale des indépendants ; le président de SASU rémunéré est assimilé salarié et relève du régime général, sans assurance chômage (service-public.fr). Les cotisations du président de SASU sont plus élevées, à rémunération égale, mais sa protection aussi.
En société à l'impôt sur les sociétés, le bénéfice est imposé à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis à 25 %, sous conditions (service-public.fr). Les dividendes versés à l'associé personne physique supportent un prélèvement forfaitaire de 31,4 % au total (impots.gouv.fr).
En portage salarial, tu trouves tes clients et tu négocies ton prix, mais c'est une entreprise de portage qui facture le client et te verse un salaire (Code du travail, article L1254-1). Tu dois justifier d'une expertise, d'une qualification et d'une autonomie suffisantes pour trouver tes clients (article L1254-2). Tu restes salarié, avec la protection sociale qui va avec, en échange des frais de gestion de l'entreprise de portage.
La convention collective de la branche fixe une rémunération minimale, égale à 69 % du plafond de la sécurité sociale de 2017 pour une activité à temps plein (convention collective du portage salarial). L'entreprise de portage doit justifier à tout moment d'une garantie financière, qui paie tes salaires et tes cotisations si elle fait défaut (article L1254-26) ; son montant minimal est de 10 % de la masse salariale de l'année précédente (articles D1254).
Trois questions départagent la plupart des projets. Ton chiffre d'affaires restera-t-il sous les plafonds de la micro-entreprise ? Tes frais (matériel, local, sous-traitance) dépassent-ils l'abattement forfaitaire ? As-tu besoin d'une protection proche de celle d'un salarié ? Une activité qui démarre avec peu de frais commence souvent en micro-entreprise ; un projet avec des frais lourds ou des associés penche vers la société.
Aucun de ces critères ne suffit seul : ta situation familiale, tes droits au chômage et ton projet à trois ans comptent autant. Fais valider ta situation par un expert-comptable, une CCI, une CMA ou un réseau d'accompagnement avant de choisir.
Oui : tu peux créer une société et y apporter ton activité, ou cesser la micro-entreprise et créer une société. Les conséquences fiscales se préparent avec un expert-comptable.
Non : il est assimilé salarié, mais ne cotise pas à l'assurance chômage au titre de son mandat (service-public.fr).
Le capital est libre, avec un minimum de 1 € (service-public.fr).
Oui, depuis 2022 les patrimoines personnel et professionnel sont séparés automatiquement, sauf manquement à tes obligations fiscales ou sociales (service-public.fr).
La micro-entreprise permet de démarrer en parallèle d'un emploi, sous réserve de ton contrat de travail. Fais valider ta situation par un expert-comptable ou un réseau d'accompagnement.
Ce guide ne remplace pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Une erreur ? Signale-la.

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Mis à jour le 28 octobre 2026

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